Au revoir grandes oreilles

Des fleurs pour Iris

So long mon cocker, adieu toutoute, que ta promenade éternelle soit longue et douce, dans une forêt ombragée.

Merci pour ces douze années à semer tes poils dans chaque recoin de nos maisons, à piquer dans les placards, à planquer maladroitement ton butin sous nos couettes, nos oreillers.

Merci pour ton talent naturel à remener la moindre feuille égarée, le moindre brin d’herbe, le plus ténu des branchages.

Merci pour les promenades, les fous-rires, on oublie les frayeurs que tu as parfois provoquées.

Merci surtout pour les parenthèses heureuses que tu construisait avec É. quand nous étions toutes et tous perdus, petit cocker ravi de parcourir avec elle les agrès d’agility.

Tu auras toujours eu un coup d’avance : larmes et rires se sont mêlés sur nos visages à S. et moi quand, ce matin, le lendemain de ton départ donc, j‘ai retrouvé dans le jardin l’embalage vide d’un paquet de rousquilles que tu auras donc su subtiliser, t’offrant un festin pour le grand départ.

Salut Iris, et, du fond du cœur, vraiment merci.

Rédigé à Saint-Estève en mars 2026.