illustration au trait représentant une planche de bois sur laquelles sont disposés, serrés, des carnets de tailles diverses, un pot d'encre de Chine et trois pièces de monnaie

Souvenirs de Nulle-part

bibliothèque (un peu bancale), machine à imprimer des pensées

Automne

Je me suis laissé prendre une fois de plus dans le flot quotidien des choses à faire et à penser, laissant de côté cet espace — mon espace ! Ce n’est pas grave. Il n’est pas trop tard pour autant que je me remette à l’ouvrage.

J’ai hélas pour les projets qui me sont personnels (et me font du bien) l’abandon tellement facile ; cet art consommé de l’« à quoi bon ? » qui consiste à transformer les retards en délais puis les délais en arrêt. Les justifications sont les même : trop tard, trop lent, trop irrégulier, trop inachevé, trop partiel. Excuses devenues inconscientes à force d’être utilisées.

Je dois m’échapper de ce trou noir.

À bientôt de vous écrire.